A mon petit-fils

  • June 21, 2014 01:14

A mon petit-fils

 

Dans quel monde qu’on t’as mis

de quel con qu’on t’a pris

de croire

que tu vas vouloir

de ce monde pourri

 

A mon petit-fils

 

J’aurais tant voulu

de t’épargner de ce que j’ai vu

de te donner ce qu’il n’y en a plus

 

J’aurais tant voulu te dire

voilà ta vie, elle va te faire rire

tu vas certainement être heureux

voici le monde, il est merveilleux

 

Tes cheveux dans le vent

tes pieds nus sur la terre

le ciel bleu, les nuages blancs

écoute le son de la tonnère

regarde bien les petites abeilles

goute le pain, sens les fleurs

touche les rayons du soleil

et plonge-toi dans le bonheur

Tu vas certainement être heureux

voici le monde, il est merveilleux.

 

Voici la terre, elle est violée

avec du beton et de l’acier

voici la mer, elle est souillée

et les poissons sont modifiés

C’est plein d’ordures et de plastique

et les nuages sont chimiques

Les petites abeilles ont disparues

voici le pain, qui ne nourrit plus

voici la terre, oui, elle pu.

 

Voici les gens, ils n’ont pas compris

qu’ils étaient là pour aimer la vie

crois-moi, au mieux ils se font chier

à croire les mensonges de la télé

Et au pire, ils se tuent au nom

de quelconque religion

Des morts-vivant, assourdis par le mal,

possedés, crevant pour le capital

Et ils pavent le monde partout

des cadavres de leur dégoût

 

A mon petit-fils

 

J’aurais tant voulu

de t’épargner de ce que j’ai vu

de te donner ce qu’il n’y en a plus

 

Reste près de ta maman

elle te protège, elle t’aime tant

 

Construis-toi un monde, ne serait-il petit

où on est heureux, courageux, où on rit

la où on aime à fond la vie

où force ni faiblesse ne font peur

révolte et sagesse en equilibre dans ton coeur

N’accepte jamais, promets-moi,

qu’on détruit le monde: il est à toi.